J.C. Fonti

C’est là
que le vent
soulève fait
frissonner
plie
emporte
Chi

 
Jean-Charles FONTI

Lui marche devant
Il fend l’air avec sa joie
son nez ses dents
son cul sous les yeux

 
Jean-Charles FONTI

une charlotte aux fraises
sans déguisement
pour aller se baigner

 
Jean-Charles FONTI

Y avait l’odeur
j’ai pas de regrets
deux trois remords
les mains dans la soupe 

 
Jean-Charles FONTI

Elle se posait
en douceur
au bout de la route
lumineuse

 
Jean-Charles FONTI

sur ma pâte sablée
comme une mouche
jetée dans le vide

 
Jean-Charles FONTI

L’ombre gagne
toujours
des fois plus longue
d’autres plus juste

 
Jean-Charles FONTI

T’entends plus
la pendule
Les autres
mouches, bourdons
Et tu sursautes

 

Jean-Charles FONTI

Hikari ni michita sōzō o zessuru ro no naka de no kyōki no shizukesa 

 

Jean-Charles FONTI

Y’en avait de partout
pour tous
de lumière et du vent
doucement 

 

Jean-Charles FONTI

L’âme et l’oignon dans le
Pot-au-feu
je me baigne en y croyant 

Jean-Charles FONTI

Un chat fume sa clope près de la fenêtre fermée
Au chaud dans la lumière  



Jean-Charles FONTI

Voyage connard
Ta princesse est en eau
Dans tes rêves en papier 



Jean-Charles FONTI

Le chat est parti
Juste la nuit
Ne m’empêchez pas de le voir



Jean-Charles FONTI

Un ange passe
j’l’épingle
j’le colle au mur
encadré



Jean-Charles FONTI

j’comprends pas le vertige
m’donne des ailes
et je vis le contraire

Jean-Charles FONTI

Une trace 
Sur le sable dans les étoiles
fugaces

Jean-Charles FONTI

On se marche dessus
On se dépasse
Elle m’aboie

Jean-Charles FONTI

La vitre miaule son
Cœur
Quand elle tire les doigts dessus

Jean-Charles FONTI

Des fils partout vers là bas
Des spaghettis plein les yeux
À presque midi 

Jean-Charles FONTI

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